STORK 2.0_

Quatre pilotes dédiés à l’amélioration de l’apprentissage électronique, à la banque électronique, aux services publics pour les entreprises et aux services de santé électronique à travers l’Europe

STORK 2.0 (Secure idenTity acrOss boRders linKed 2.0), un projet contribuant à la création d’un cadre et d’une infrastructure uniques pour l’identification et l’authentification électroniques (eID) transfrontalières dans l’Union Européenne et les pays associés, annonce aujourd’hui le lancement grandeur nature de pilotes dédiés aux qualifications d’apprentissage électronique, à la banque électronique, aux services publics pour les entreprises et à la santé électronique. Ces services sont alignés avec l’objectif de STORK 2.0 consistant à améliorer l’accès et l’utilisation des services en ligne transfrontaliers publics et privés, auprès des citoyens vivant, travaillant et étudiant dans l’Union Européenne.

Alberto Crespo, coordinateur des pilotes de STORK 2.0, commente leur importance : « Le lancement de pilotes dans de telles zones géographiques représente un jalon majeur dans les réalisations du projet STORK 2.0, nous rapprochant d’un pas supplémentaire vers la matérialisation de l’interopérabilité à différents niveaux (technique, sémantique, légal, organisationnel), permettant ainsi une identification et une authentification électroniques sécurisées des citoyens européens au-delà des frontières, ainsi que des représentants mandatés légalement par d’autres personnes légales ou physiques ».

Apprentissage électronique et Qualifications Académiques – Faciliter le service académique transfrontalier
Le pilote eAcademia a pour objectif de créer un environnement d’apprentissage électronique transfrontalier avancé au travers de services tels que des environnements d’apprentissage électroniques partagés pour des diplômes et des enquêtes électroniques conjoints. Il permettra également de rendre accessible les qualifications académiques aux institutions privées et publiques tout en s’assurant que les droits des citoyens soient protégés.

Vicente Andreu Navarro, responsable du pilote eAcademia, déclare: “Nous allons travailler avec des étudiants, des diplômés, des anciens élèves, des professeurs, et le personnel des universités participantes pour introduire des cursus d’apprentissage électronique, ainsi qu’un service de vérification de l’attribut académique qui permettra aux demandeurs d’emploi de l’Union Européenne, peu importe leur pays d’origine, de prouver qu’ils ont les qualifications académiques requises pour l’emploi.”

Banque électronique – Etablir des services de banque électronique transfrontaliers utilisant l’eID
Ce pilote introduit une gamme de services bancaires pan-Européens en ligne, accessibles via les identifiants electroniques (eID) nationaux. Il permet aux citoyens et aux petites entreprises d’ouvrir des comptes bancaires de façon sécurisée, en ligne et au-delà les frontières, aidant à établir le marché unique numérique. Il ajoute également la confiance dans la facturation électronique internationale par l’amélioration (avec l’enrichissement des données et des mandats légaux) et la validation (des signatures et certificats STORK 2.0).

Eric Smith, le responsable du pilote eBanking, déclare: “La banque en ligne et la banque mobile sont maintenant des méthodes de choix pour beaucoup d’Européens. L’introduction de l’identification électronique pour la connexion et l’ouverture de nouveaux comptes transfrontaliers apporte de réels avantages à la population géographiquement diversifiée d’aujourd’hui. Nous sommes très heureux d’annoncer que depuis le 23 septembre, les citoyens Autrichiens peuvent ouvrir un compte bancaire en Slovénie à la banque en ligne DIBA. Depuis juin, les citoyens Autrichiens peuvent également ouvrir des comptes de démonstration à la banque Arion en Islande.”

Services publics pour les entreprises – Etendre les services publics en ligne existants au delà des frontières par l’utilisation de l’eID
Les entreprises qui traitent avec les administrations publiques d’autres pays devraient pouvoir accéder aux services gouvernementaux en ligne aussi facilement que les entreprises nationales. Ceci exige que les informations d’identification d’une personne de l’entreprise – tant des informations d’identité personnelle que les pouvoirs pour représenter légalement une entreprise – soient mises à disposition et acceptées par le fournisseur de services du gouvernement étranger. STORK 2.0 a mis en place une infrastructure d’identification électronique fournissant cette interopérabilité transfrontalière pour un ensemble de services pilotes.

Santé électronique – Adapter ou étendre des services de santé électronique utilisant l’eID pour les patients et les professionnels de la santé
L’objectif de ce pilote est d’utiliser l’authentification d’identification électronique pour fournir aux patients et aux professionnels de la santé la possibilité d’accéder en toute sécurité aux dossiers de santé électroniques en ligne, indépendamment du lieu et en conformité avec la récente directive sur l’application des droits des patients en soins de santé transfrontaliers (EU Directive 2011/24/EU), ainsi que la directive sur la protection des données qui constitue généralement le droit pour les individus d’avoir accès à leurs données de santé personnelles.

M. Crespo ajoute : “Les pilotes aideront à valider et améliorer les situations de la vie réelle (telles que certifier les attributs académiques pour accéder à un cours virtuel étranger ou postuler à un emploi, ouvrir et accéder à un compte bancaire dans un pays étranger, effectuer des procédures administratives permettant aux entreprises d’accéder à des marchés étrangers ou établir une succursale à l’étranger ou accéder à des données médicales dans un pays étranger). Certains aspects de l’infrastructure commune et des spécifications de STORK 2.0, y compris l’utilisation transfrontalière de mandats, la récupération et la gestion d’attributs complexes en provenance de sources multiples couverts par un cadre innovant d’assurance de l’authentification de la qualité des attributs (Attribute Quality Authentication Assurance – AQAA) ou la création et la validation de signatures électroniques dans des formats standardisés.

A propos du projet STORK 2.0 :
STORK 2.0 (Secure idenTity acrOss boRders linKed 2.0) s’appuie sur le succès et les résultats de STORK en prenant de nouvelles mesures pour pousser de manière décisive les lignes vers une adoption plus large de l’eID en Europe, visant à réaliser une zone d’identification et d’authentification électronique européenne unique. Son objectif très innovant repose sur la convergence des secteurs privés et publics dans un cadre opérationnel et une infrastructure englobant l’eID pour une authentification électronique sécurisée pour les personnes morales et physiques. Cela inclut les installations pour les mandats, largement utilisables à travers l’Union Européenne, fournissant une forte protection des données et des moyens sécurisés de transférer les attributs, le tout sous le contrôle de l’utilisateur.

STORK 2.0 est un projet cofinancé par l’Union Européenne dans le cadre du programme d’appui stratégique en TIC (ICT Policy Support Programme – ICT PSP) du programme cadre de compétitivité et d’innovation (Competitiveness and Innovation Framework Programme – CIP). STORK 2.0 implique directement 19 pays dans le consortium (Autriche, Belgique, République Tchèque, Estonie, France, Grèce, Islande, Italie, Lituanie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Slovénie, Slovaquie, Espagne, Suède, Suisse, Turquie et Royaume-Uni) dans lequel participent 58 partenaires au total.

Pour plus d’informations :
Site web STORK 2.0: www.eid-stork2.eu
Microsite du pilote d’apprentissage électronique et de Qualifications Académiques : www.eid-stork2.eu/academia
Microsite du pilote de banque électronique : www.eid-stork2.eu/ebanking
Microsite du pilote des services publics pour les entreprises : www.eid-stork2.eu/egov4business
Microsite du pilote de santé électronique : www.eid-stork2.eu/ehealth

Implication luxembourgeoise dans les pilotes de STORK 2.0
Depuis 2012, dans le cadre du projet STORK 2.0 visant à faciliter l’adoption de la carte d’identité électronique dans toute l’Europe, le Luxembourg Institute of Science and Technology (LIST) travaille en étroite collaboration avec le Centre des Technologies de l’Information de l’Etat (CTIE) pour transposer dans le pays les modules développés, soutenir l’implémentation des cas pratiques et travailler sur les aspects juridiques et de confiance. Dans le cadre du lancement récent par le projet STORK 2.0 des quatre pilotes « Apprentissage électronique et Qualifications Académiques », « Banque électronique », « Services publics pour les entreprises » et « Santé électronique », le LIST est plus particulièrement impliqué, avec le CTIE comme donneur d’ordre, dans le pilote intitulé « Services publics pour les entreprises » dont l’objectif est à terme de permettre aux entreprises traitant avec les administrations publiques d’autres pays de pouvoir accéder aux services gouvernementaux en ligne aussi facilement que les entreprises nationales.

Comme d’autres membres du consortium du projet, les partenaires luxembourgeois testeront l’infrastructure d’identification électronique fournissant l’interopérabilité transfrontalière mise en place dans le projet ces dernières années. Pour mener à bien leur mission, ils utiliseront la plate-forme nationale MyGuichet. Largement utilisé par les particuliers et les entreprises luxembourgeoises pour effectuer leurs démarches administratives par voie électronique de manière simple et sécurisée auprès de l’administration compétente, MyGuichet est intégrée dans le portail des services administratifs luxembourgeois guichet.lu. Pour le projet, le LIST et le CTIE testeront ainsi un service permettant à un propriétaire de nationalité étrangère d’une entreprise basée au Luxembourg de s’enregistrer en utilisant ses documents nationaux d’identification, comme, par exemple, une carte d’identité électronique belge, afin de demander un certificat de casier judiciaire officiel pour l’entreprise.

L’interopérabilité et l’intégration européenne des services publics sont ainsi au coeur même du projet de recherche européen STORK 2.0, dont les résultats seront consolidés et solidifiés au sein d’un autre projet européen de grande envergure actuellement en cours et rassemblant 100 partenaires de 20 pays européens. Ce projet, dénommé e-Sens et pour lequel LIST est coordinateur du consortium luxembourgeois avec l’agence eSanté, ambitionne de développer une infrastructure commune à l’échelle européenne pour les services publics interopérables.

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