L’obélisque d’Axoum_

Giorgio Croci, Professor of Structural Engineering at « La Sapienza » University of Rome

Également connu sous le nom de Stèle 2, l’obélisque est la seconde plus haute stèle du site du patrimoine mondial d’Axoum en Éthiopie. Transporté à Rome par les troupes de Mussolini en 1937, il a été restitué par le gouvernement italien en avril 2005. Pesant 150 tonnes et mesurant 24 mètres de haut, l’obélisque a été déposé près des autres stèles, pas loin de son emplacement d’origine.

Datant d’environ 1700 ans, l’obélisque est devenu le symbole de l’identité du peuple éthiopien. La signification de sa restitution après une période de 68 ans et le défi technique du transport et de la réinstallation de l’obélisque sur le site sont parmi les exemples d’autres projets historiques de l’UNESCO, comme Abou Simbel, où des temples égyptiens ont été entièrement  déplacés depuis leur emplacement d’origine afin de les protéger du danger d’immersion, entrainé par la construction du barrage d’Assouan.

Les ruines de l’ancienne ville d’Axoum, située dans le nord-est de l’Éthiopie sont les vestiges du royaume d’Axoum, état le plus puissant entre l’Empire romain d’Orient et la Perse. Les imposantes ruines d’Axoum remontent aux alentours du I er et XIIIème siècle après J.C. Les stèles monolithiques y furent érigées pendant les IIIè et IVè siècles  après J. C. en tant que monuments funéraires dédiés à des membres de l’élite. Le site d’Axoum a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 1980.

Les grandes stèles – obélisques – axoumites, marquent selon les archéologues l’emplacement des tombeaux des souverains de ce royaume antique. Ils figurent parmi les plus grands monolithes jamais façonnés par l’homme. Le plus grand d’entre eux mesurait 35 mètres de haut. De nombreux tombeaux ont été fouillés, certains ont été pillés, d’autres épargnés. Les richesses de ces derniers se trouvent aux musées archéologiques d’Axoum et d’Addis-Abeba.

L’un des obélisques d’Axoum avait été ramené en 1937 en Italie lors de l’invasion de l’Éthiopie par les armées de Mussolini et érigé non loin du Cirque Maxime à Rome, devant le bâtiment qui abritait le ministère de l’Afrique italienne jusqu’en 1945 et qui fut muté en 1951 en siège de la FAO. En 1947, l’Italie s’est engagée à le restituer. Cette restitution n’eut finalement lieu qu’en 2005. Transporté en trois morceaux, le monolithe démembré a retrouvé l’emplacement qu’il occupait à Axoum depuis le IVe siècle en août 2008.

Le projet est financé par le Gouvernement italien, qui a également pris en charge le transport de l’obélisque et les études s’y référant, conduites par l’UNESCO en collaboration avec les autorités et les experts éthiopiens. L’entreprise Lattanzi a commencé à rassembler ses ressources humaines et techniques afin de débuter les travaux à la mi-juillet. Ceux-ci se dérouleront en deux parties, échelonnées sur une période de 18 mois. Pendant la première phase, des fondations seront réalisées pour soutenir l’obélisque et une tour temporaire en acier sera fabriquée afin de déplacer les différentes parties de l’obélisque. Dans un second temps, la structure en acier sera édifiée, et l’obélisque pourra être érigé.  Enfin, il s’agira de nettoyer la surface de l’obélisque, de la restaurer, avant le démantèlement de la structure d’acier.

Lors de la préparation de l’aire qui l’accueille désormais, d’importantes découvertes archéologiques ont été faites. Selon les experts, il s’agit d’une nécropole royale de différentes dynasties pré chrétiennes, qui se prolonge bien au-delà des limites actuelles de la zone archéologique. Des fouilles archéologiques pourraient aboutir à la mise à jour de richesses d’un intérêt historique majeur.

La conférence est en langue française.

Entrée libre

Bus: Lignes 6, 7, 12, 15; arrêt « Wampach »
Vel’oh !: Stations les plus proches : Monterey (en face du n°49) ou Convict (Place du Foyer)
Parking: Le long du boulevard Grande-Duchesse Charlotte et dans les rues avoisinantes
Notamment Parking Monterey,…
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Revue Technique Luxembourgeoise, Sonja Reichert, t:26114642, revue@aliai.lu, www.revue-technique.lu
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