« Modernity – loved, hated or ignored? »_

« Modernity – loved, hated or ignored? », l’exposition réalisée en 2014 pour le Pavillon du Luxembourg à la Biennale d’Architecture de Venise, arrive au Luxembourg ! Elle sera présentée au LUCA Luxembourg Center for Architecture jusqu’au 19 décembre 2015.
Le LUCA, commissionné par le Ministère de la Culture pour l’organisation de la participation nationale à la Biennale d’Architecture de Venise proposera ainsi au grand public cette exposition réalisée – suite à un appel à projets lancé par le LUCA en 2013 – par l’équipe composée par l’architecte Stéphanie Laruade, le photographe Bohumil Kostohryz et la metteure en scène et comédienne Sophie Langevin.
Pour répondre à la question du commissaire de la Biennale – l’architecte Rem Koolhaas – portant sur la remise en question de la modernité et les identités culturelles nationales, une sorte d’évidence formelle a très vite animé le projet des curateurs: le désir d’ouvrir des enquêtes « policières » à la façon du personnage central de Twin Peaks à la recherche du meurtrier de Laura Palmer.
Ici commence l’enquête au Luxembourg de la modernité ! Les curateurs ont choisi de répondre à cette question en plaçant la « grande histoire » de la modernité au milieu des gens, en sondant leurs ressentis, en cherchant ce que la construction de bâtiments modernes a modifié dans leurs quotidiens d’utilisateurs mais aussi dans leurs appréciations culturelles et esthétiques…
En contrepoint à l’amnésie contemporaine, l’objectif était de faire ressurgir, par le biais des articles de presse, des témoignages, des documents oubliés au fond des archives, les évènements qui ont construit la mémoire d’un lieu. Chacune des informations recueillies au fil des enquêtes formant autant d’histoires parallèles qui finissent par s’assembler dans un puzzle géant.
Au fil de ces enquêtes, de nouvelles questions ont émergé:
– Comment la modernité s’est-elle imposée dans notre quotidien?
– Quel regard portons-nous sur les bâtiments que nous côtoyons chaque jour?
– Rejet, appropriation ou indifférence ?
L’installation présentée au LUCA est le « retour de l’exposition » traversée par les contraintes d’un nouveau lieu à investir. Ouvertes sur le Canale Grande, les salles exiguës de la Ca’ del Duca qui ont hébergé les enquêtes sur la modernité, sont transposées sur de grandes bâches suspendues rejouant les enquêtes minutieuses menées sur cinq projets d’architecture moderne. Les murs recouverts par 1830 documents collés, étiquetés réapparaissent en aplat, en suspension, comme une trace de mémoire. Les murs riches d’imperfections, tordus, de la Ca’ del Duca redeviennent droits et lisses pour s’intégrer dans le vaste espace d’exposition du LUCA.
Stéphanie Laruade résume son approche ainsi : « Nous avons fait le choix de ne pas nous contenter de ramener l’exposition de Venise mais de lui donner une nouvelle identité. Chaque lieu d’exposition à son cadre défini qu’il faut habiter et également transformer. L’idée de faire évoluer sa forme en transposant l’exposition sur des bâches est liée au désir de la faire voyager dans le pays et d’offrir à un public plus large la possibilité d’explorer les enquêtes et de questionner l’identité architecturale luxembourgeoise. Ainsi par le biais d’échanges renouvelés, il sera possible de continuer à s’interroger sur la question posée par Rem Koolhaas : « Absorption de la modernité 1914-2014 / La modernité a-t-elle effacé les caractéristiques nationales ? »
• Exposition du 3 au 31 juillet puis du 18 août au 19 décembre
• Salle d’exposition du LUCA, 1 rue de l’Aciérie, L1112 Luxembourg-Hollerich
• Ouverture, mar-ven 9h-13h / 14h-18h, sam 11h-15h
• Entrée libre

www.loved-hated-ignored.com / www.architecturebiennale.lu

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