Le Boulevard Royal_

Expo Photothèque – Le Boulevard Royal

L’exposition estivale de cette année du cercle cité sera consacrée à l’histoire du quartier autour du Boulevard Royal de la capitale. Découvrez de nombreuses photos témoignant des changements de cette artère marquante du centre-ville. Ratskeller – rue du Curé

Ouvert tous les jours de 10h00 à 19h00
Entrée libre
http://www.cerclecite.lu

Le boulevard Royal, hier aujourd’hui, demain.

Les boulevards Roosevelt et Royal cernent le centre historique de la capitale. C’est un espace public qui délimite et qui met en valeur la centralité du lieu. L’histoire de ces boulevards est celle d’une recherche permanente d’une nouvelle qualité de vie.  L’histoire aidera à porter un regard nouveau sur une ville qui se réinvente.Le boulevard Royal est au placé au centre de cette visite.
Etabli sur le fossé principal de la ville, et limité par la courtine d’une part et des bastions et ouvrages militaires, ce boulevard représente aujourd’hui l’artère la plus importante de la ville. Pour étendre la ville du côté du “front de la plaine”, les ingénieurs paysagistes de l’époque Edouard André, Louis Fuchs, Oscar Bélanger et Jean Worré ont du créer un espace plane. Il fallait raser des ouvrages militaires, sauvegarder leur construit en-dessous du nouveau niveau comme ouvrages de soutènement pour les nouveau bâti à ériger.Les fossés durent être comblés.

L’espace du front de la plaine devait permettre aussi l’expansion du commerce. Une place de marché de 75 m de largeur est prévue d’aménager sur l’ancien fossé. Cette décision , cependant, n’apportait pas de plus-value  au commerce, et le Gouvernement, propriétaire des anciens terrains militaires, envisagea de transformer l’espace initialement prévu pour la place du marché en parterres fleuris. La pression démographique et les recettes à susciter des anciens domaines pour couvrir les, ont poussé le Gouvernement à créer un îlot supplémentaire, bordé par les rue Willy Goergen, des Bains, Aldringen d’une part et le boulevard Royal d’autre part. Les constructions devaient être construites en bande et présenter au minimum deux étages. Sur la partie remblayée du fossé des jardinets de 10 m de profondeur sont aménagés. La mixité des fonctions est prescrite: logements sous forme d’appartements, commerces, et cabinet pour indépendants. Ses immeubles prenaient assise sur la courtine. Le côté extérieur du boulevard présentait, sur des terrains remblayés, des villas, maisons de maître et maisons jumelées, entourés de vastes jardins. De ce côté le boulevard s’ouvre déjà sur le parc de la ville qui représente une campagne idéalisée tout en assurant la transition entre la ville et sa périphérie encore désordonnée. Loin des fumées et bruits des locomotives ce boulevard avec ses squares à hauteur de la côte d’Eich, son belvédère sis entre la côte d’Eich, la rue Willy Goergen et la rue J.P. Pescatore, son square à hauteur de la rue Notre Dame. Les bains municipaux et l’école centrale de la ville haute assurent des services de proximité aux habitants.

Les terrains sont progressivement occupés. Le bastion Berlaimont sera aménagé en quartier résidentiel. Les terrains son majoritairement construits entre 1873 et 1910. Le  raccordement de ce boulevard à la gare centrale, l’obligation de la Banque Internationale à Luxembourg de construire son siège à l’entrée du boulevard vont sortir ce paisible boulevard planté en allée de son sommeil. La banque belgo-luxembourgeoise, la banque Van der Linden, la Société Générale Alsacienne de Banque, la Banque Générale, le Crédit Lyonnais, et d’autres s’établiront rapidement autour de cette voie devenue une artère principale. Les dernières installations à caractère industriel quittent les lieux en 1910.Grâce à ce fait, le quartier du Piquet et de la Grand’Rue se développent en quartier centraux. En 1922, la presse locale déplore déjà la conversion de l’ancien habitat en surface pour bureaux.

En 1955 les jardinets privés sont réduits à leur moitié pour autoriser l’aménagement de voies supplémentaires face un trafic automobile de plus en plus important. En 1974, l’école centrale n’a plus de fonction dans un quartier qui se vide de sa population.  Ce lieu central deviendra une gare d’autobus avec parking et galerie marchande souterraine. Un bâtiment administratif de type brutaliste mettant en évidence le béton armé, est rehaussé d’une tour de 33 m de hauteur pour signaler l’entrée en ville. Les villas disparaissent une à une à partir de 1967, un processus qui se termine en 2001. Le plan d’aménagement général de Pierre Vago avait favorisé ce développement.
Les bâtiments tours de 49 m de hauteurs étaient considérés comme des prouesses, des embellissements, soulignent le caractère central du lieu. La densification du tissu urbain se poursuit dans une deuxième étape par voie de fusion des parcelles. Le projet Royal-Hamilus propose d’aménager une place centrale à l’emplacement de la gare d’autobus et d’augmenter la surface commerciale de quelque 18.000 m². La ville a intégré son boulevard, il n’est plus une voie de contournement de la ville, une ligne de séparation entre ville et périphérie. Il est devenu une voie centrale.

Dans le cadre de l’exposition consacrée à l’histoire du quartier autour du Boulevard Royal, le Cercle Cité propose, en collaboration avec la Photothèque de la Ville de Luxembourg, la conférence « Le boulevard Royal, hier, aujourd’hui, demain » avec Dr Robert L. Philippart.

Ressenti comme lieu central et reflétant la société luxembourgeoise, il délimite le centre ville. Il illustre la recherche permanente d’une nouvelle qualité de vie. L’ancien fossé militaire fut converti en quartier résidentiel, puis d’affaires. L’histoire aidera à porter un regard nouveau sur une ville qui se réinvente.

La conférence sera, en langue française, animée par Robert L. Philippart.
Cité Auditorium – 3, rue Genistre
Entrée libre dans la limite des places disponibles.
Conférence 15  juillet:  www.robertphilippart.eu
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