Georges Traus architecte – visionnair_

Un public très intéressé s’est retrouvé au Cercle Cité pour suivre la conférence tenue par Dr. Robert L. Philippart sur

«Georges Traus – architecte visionnaire» (10. Januar 1865 – 23. Juli 1941)

Il est rare de trouver un architecte de talent aussi visionnaire qu’ouvert aux différentes tendances artistiques dans l’architecture et aux technologies de pointe que Georges Traus.

Au moment où les lauréats du concours du projet urbain « Royal-Hamilus » sont déclarés, il est essentiel de se remémorer que ce fut Georges Traus qui définit l’usage urbain et moderne de l’îlot Piquet (1924) après la démolition des anciennes casernes d’artillerie. De même, au moment où les gagnants du concours pour de nouveaux halls de Luxexpo sont connus au public, il faut se souvenir que Georges Traus avait soumis de magnifiques plans pour la construction d’une foire commerciale au Limpertsberg (1927). Alors que le pavillon à l’Exposition Universelle de Shanghai disparaît, il y a lieu de se rappeler que ce fut Georges Traus et son associé Michel Wolff qui conçurent le premier pavillon d’envergure représentant la puissance économique du Luxembourg à l’Exposition Universelle de Bruxelles (1935). Traus, manifestement, disposait de toutes les compétences pour représenter la Nation. Mais n’avait-il pas déjà conçu et érigé les premiers monuments nationaux en honneur d’Edmond de la Fontaine et de Michel Lentz, de Laurent Menager ? N’avait-il pas transformé le Grand Hôtel Brasseur en premier établissement de la place le seul à savoir accueillir et héberger les chefs d’Etat, hôtes du Gouvernement ? Qui fut cet homme hors du commun que l’historiographie semble avoir oublié ?

Né le 12 janvier 1865  à Luxembourg comme fils de Georges Traus, teinturier, et de Clémentine Warrisse, Jean-Pierre Georges Traus passa son enfance à l’immeuble « Gëlle Klack », aujourd’hui Hôtel Parc Beaux Arts.

Formé à l’esthétisme

L’immeuble historique « Gëlle Klack » (la toiture, la plus ancienne de la ville  remonte à la reconstruction au lendemain de l’incendie de 1509) tire son nom d’un hôtel à la même enseigne établi dans cette maison. Georges Traus y passa sa jeunesse, et on peut admettre que l’hôtel pittoresque semble l’avoir sensibilisé à l’architecture, tout comme la transformation de l’ancienne ville forteresse en capitale nationale (1867-1883) qu’il vécut de près. D’autre part, l’ingénieur et conducteur des Travaux Publics, Jean Worré, qui assuma un rôle clé lors des travaux d’aménagement de la capitale en ville ouverte, habita cet immeuble depuis 1858 jusqu’au rachat de celui-ci en 1872 par Georges Traus sr qui y établit sa teinturerie.

La « Gëlle Klack » est une maison imposante par sa volumétrie et qui possède un caractère unique dans la ville grâce à l’allure légèrement irrégulière de la toiture à pente raide monumentale et l’organisation de la façade mélangeant régularité et irrégularité dans la disposition des ouvertures.

Le jeune Georges Traus n’observa pas uniquement la vie de Cour du palais grand-ducal tout proche, il suivit encore de près la vie bourgeoise de son autre voisin, Paul de Scherff (1820-1894), accessite de la Régence, puis secrétaire, substitut du procureur d’Etat, et enfin ministre. De Scherff habita, au Marché aux Poissons, à l’emplacement de l’actuel Musée National d’Histoire et d’Art, la plus grande demeure de la ville, convoitée même en 1866 par l’Etat pour servir de nouvel hôtel au Gouvernement.

Vivre en plein cœur de la vieille ville, c’était aussi partager un lieu d’habitat ne correspondant guère aux nouvelles vues sur l’hygiène des villes. En 1871, la commission cantonale et locale de la salubrité avait déploré les mauvaises conditions d’hygiène de la vieille ville et exigé l’assainissement, voire même la démolition de certaines parties de rues. Ayant vécu de près cette situation, et connaissant dès lors les conditions de logements des classes sociales inférieures, Georges Traus n’allait plus cesser de se battre, pour les questions d’hygiène et d’instruction de la jeunesse sur ce point. Cette sensibilité fut à l’origine de son engagement dans la Société d’Hygiène Populaire et Scolaire.

Cette sensibilité du site historique qu’il habitait, se traduisit en 1895, dans le cadre des projets d’appropriation des environs du palais grand-ducal, par une vision d’assainissement de ce quartier qu’il coucha sur papier. Son projet d’assainissement et d’extension de la place du marché aux Poissons jusqu’au palais grand-ducal, comporta la démolition du pâté de maison formé par la rue de l’Eau, la rue du Marché aux Poissons, et la rue du Rost. Sur la place ainsi créée, Traus prévoyait à proximité du palais l’érection d’une statue équestre devant faire pendant à une fontaine occupant le centre de l’ancien Marché aux Poissons. Les immeubles des alentours, dont sa maison natale devaient adopter des façades néogothiques soulignant le caractère de vielle ville idéalisée.

Deux autres expériences semblent encore avoir marqué Georges Traus : son parrain Jean-Pierre Traus était orfèvre, et on ne peut exclure que le petit Georges passait des heures à observer le travail de finesse et d’esthétisme inhérent à cette profession. D’autre part, son cousin, Charles Mullendorff, aîné de 4 ans seulement, fut sans doute une personnalité que Georges Traus admirait beaucoup. Mullendorff qui avait étudié l’architecture à Munich et à Bruxelles, bénéficiait rapidement de la reconnaissance de la plus haute bourgeoisie de la capitale grand-ducale pour laquelle il construisit de superbes villas notamment au boulevard Joseph II.

Homme de culture, Georges Traus devenu veuf de Catherine Saur, épousa Joséphine Decker, une personnalité douée d’une très grande sensibilité artistique. Née en 1879, elle était chargée de cours de chant au Lycée de jeunes Filles avant de devenir professeur de piano au Conservatoire de Musique de la capitale. Pendant un séjour à l’Institut des Arts de Paris, elle donna un récital à la salle Erard et prêta son concours aux soirées musicales de la duchesse de Béthune et de la princesse de Rohan.

Années de formation et reconnaissance internationale

Georges Traus suivit les cours à l’école d’industrie et du commerce nouvellement fondée à Luxembourg. Ce fut à cette époque qu’il fit connaissance d’Eugène Ruppert, cet ingénieur luxembourgeois qui mit en place les plus grandes usines sidérurgiques de la Chine moderne (1894-1923). Leurs chemins se croiseront à multiples reprises.

Après ses études à Luxembourg, Traus  se rendit à Paris pour y étudier les Beaux Arts. Il poursuivit sa formation à la Technische Hochschule d’Aix-la-Chapelle et en décrocha le diplôme en 1889. Traus suivit donc une formation « classique » d’architecte luxembourgeois et qui consistait à poursuivre ses études tant dans un pays germanique que latin.

Sous la direction de ses professeurs d’Aix-la-Chapelle, Karl Henrici et Frantz Everbeek, Traus acquit ses premières expériences d’architecte en participant, en 1890, à la construction de l’hôtel de Ville de Leer en Frise orientale.

Traus retourna à Luxembourg pour y passer une carrière de grand architecte. Mais avant de pouvoir reprendre le cabinet d’architecture de son cousin, Charles Mullendorff (1861-1895), il fonda avec plusieurs actionnaires, en 1895, la « Société anonyme pour la fabrication de cigares ». Cette manufacture établie au Val Ste Croix à Luxembourg exploitait dans son domaine d’activités plusieurs brevets grand-ducaux.

Dès la reprise du cabinet d’architecture de son cousin, Traus s’associa de jeunes architectes de talent et c’est à cette collaboration active et intelligente que non seulement une architecture très diversifiée a pu voir le jour, mais encore que les projets en question ont pu être réalisés dans des délais très courts, malgré une certaine pénurie d’ouvriers au lendemain de la première guerre Mondiale. En s’associant  à la fin des années 1920 avec son chef de bureau,  Michel Wolff (1901-1971), le cabinet d’architecture Traus & Wolff put réaliser des projets d’envergure internationale. Georges Traus resta actif dans son métier jusqu’à son décès, le 24 juillet en 1941.

Le Grand-Duc  lui reconnait assez rapidement ses mérites en la nommant en 1904 Grand Chevalier de l’Ordre de la Couronne de Chêne.

Au service de l’hygiène sociale

A côté de son activité professionnelle, Georges Traus s’intéressait vivement aux questions sociales. La démocratisation de la culture, l’instruction populaire, mais aussi l’amélioration de la qualité de vie, notamment du point de vue de l’hygiène le préoccupaient largement. Son architecture ne peut être ni considérée ni être comprise sans tenir compte de ces soucis sociaux. Pour parvenir à ses fins, il s’engagea dans plusieurs organisations philanthropiques.

Ainsi, à la fin de ses études, et à son retour au pays, Georges Traus accepta le poste de premier secrétaire du Cercle Artistique du Luxembourg (CAL) fondé en 1893. Par ses conférences sur les « arts décoratifs », il accorda au CAL une place de choix dans la vie intellectuelle de la capitale.  En 1899, Traus se trouva en tête avec les architectes Jean-Pierre Knepper et Jean-Pierre Koenig d’une résolution appelant le Cercle Artistique à protester contre l’emploi d’architectes étrangers pour la construction d’édifices publics. Était visé en particulier le projet d’Alfred Vaudoyer qui érigea en ce moment le premier pavillon luxembourgeois à l’Exposition Universelle de Paris. La Cour grand-ducale intervenant, la résolution fut finalement rejetée.   Soucieux de démocratiser les arts théâtraux et de convertir le théâtre bourgeois de la ville en théâtre populaire, en « Volkstheater », Traus s’engagea aussi au sein de la « Commission du Théâtre, de l’Art à l’Ecole ».

Au nom « der arbeitenden Klassen » , Georges Traus réclama en 1916 au Tageblatt la construction d’un musée national pour instruire le peuple sur les points de vue de l’hygiène et de la prévention contre la tuberculose, des maladies sexuellement transmissibles, de l’alcoolisme. Ce musée devait aussi familiariser le grand public avec les arts et l’histoire. Cette action s’inscrit dans le cadre de son affiliation au «Volksbildungsverein » promouvant l’éducation populaire, sans distinction sociale, politique ou religieuse. Or, cette instruction des masses n’était possible que dans la mesure où l’ouvrier bénéficia davantage d’heures de loisirs. Ainsi Traus, par sa requête, se fit l’avocat de l’introduction de la journée de 8 heures de travail, qui ne fut cependant  introduite qu’en 1918.

Peu avant la fondation de la « Ligue luxembourgeoise d’hygiène sociale et scolaire » (1904), Traus avait déjà publié en 1902, en collaboration avec le Dr E. Feltgen, un « Leitfaden der Schulhygiene ». En 1911, il fut nommé membre du jury d’examen pour les instituteurs et institutrices du canton de Luxembourg. Toutes ces activités lui valurent plusieurs commandes de constructions d’écoles primaires notamment pour les communes industrielles de Hollerich, Eich, Differdange et Esch-sur-Alzette.

L’hygiène de l’habitat ouvrier ne cessait de préoccuper l’architecte. Comme membre du Comité de la « Ligue luxembourgeoise d’hygiène sociale et scolaire » fondée  en 1904, il plaida pour la construction d’habitations à bon marché offrant un maximum d’hygiène. Il réclama, à l’exemple de la ville de Paris,  l’établissement d’un casier sanitaire des maisons construites au Luxembourg. Sa revendication fut entendue par les villes d’Esch-sur-Alzette et de Differdange qui établirent alors leurs propres «  Hygieneregister ».

Traus prit activement part aux discussions sur l’habitat social à créer, et soumit ses propres projets au concours de 1907 et 1908 visant à définir des types d’habitations à prix modérés  pour les régions du Bon pays, des Ardennes et des régions industrielles. Ces concours, dont Traus devint chaque fois un des lauréats, étaient organisés par l’association des ingénieurs et industriels luxembourgeois dans l’objectif de disposer de maisons types que la loi sur les habitations à bon marché de 1906 et le Crédit Foncier étaient susceptibles de soutenir. Les projets gagnants furent présentés dans le cadre d’une exposition sur l’hygiène du logement ouvrier organisée par la Ligue Luxembourgeoise contre la tuberculose.

En effet, le combat contre la tuberculose lui tenait à cœur. En 1908, il avait bien fondé ensemble avec Aline Mayrisch de Saint-Hubert, l’épouse d’Emile Mayrisch, la « Ligue luxembourgeoise contre la tuberculose. » Comme cette maladie se manifestait souvent dans les milieux ouvriers, cette association se préoccupa également des questions du logement social. Déjà en 1905 Georges Traus avait représenté sa ville natale au Congrès de la Tuberculose à Paris. En 1911, le Gouvernement le nomma membre d’une commission chargée d’étudier les mesures à prendre dans l’intérêt de la lutte antituberculeuse.

Enfin, en 1908, Traus rendit hommage à Fritz Kintzelé, directeur général de la « Gelsenkirchner Bergwerks-Actien Gesellschaft » pour son engagement en faveur de cité-jardins pour ouvriers à créer près des usines de Belval. Ces « colonies » traduisaient le souci de Georges Traus d’offrir aux classes laborieuses des logements décents, hygiéniques et favorisant la vie en famille.

Considérant la crémation comme une mesure d’hygiène, Georges Traus s’était aussi affilié à la « Société pour la construction d’un crématoire à Luxembourg » et pour laquelle il dessina en 1916 un projet de construction d’un crématoire. Cette adhésion ne l’empêcha point de travailler pour des projets dans lesquels l’église catholique condamnant encore à l’époque la crémation, était directement impliquée, comme les projets pour une église à Differdange, ou la construction de l’hospice, clinique et pensionnat St Georges à Echternach.

Son ouverture d’esprit lui permit de se soucier tant du monde ouvrier que du monde des affaires, que des devoirs d’une administration publique. Il ne s’enferma pas non plus dans un style particulier à connotation philosophique ou idéologique. Il se sentit partout à l’aise et excella tant dans l’historicisme que dans l’Art Nouveau ou dans le Modernisme. Cette capacité d’ouverture le fait ranger parmi nos grands architectes.

Pendant ses heures de loisirs, Traus aimait peindre. Parmi ses oeuvres les plus connues, citons le frontispice du catalogue de l’exposition du Cercle Artistique en 1894, et celui de l’ouvrage édité par l’auteur et journaliste, Batty Weber, sur « De Schéifer vun Aasselbuer ».

Au service d’une clientèle aisée

Les pouvoirs publics

Traus figurait comme architecte faisant fonction de la commune de Hollerich pour laquelle il construisit les écoles primaires de la rue de Strasbourg, de la Bongeschwan, de Bonnevoie, de Gasperich. Il agrandit l’ancienne école du village de Hollerich. Il réalisa toujours pour le compte de cette commune, son lavoir (à Bonnevoie), son abattoir (à Hollerich, 1900-1902).

Pour la commune d’Eich il construisit l’école de Weimerskirch, pour la ville d’Esch-sur-Alzette, l’école du Brill. A Differdange, il réalisa l’hôtel de ville, et l’école primaire pour garçons. Son projet néogothique d’agrandissement de l’église de cette ville ne fut pas exécuté. A Echternach, il signa la réalisation de la clinique et de l’hospice. Pour le compte de la commune de Luxembourg, il allait agrandir l’ancien abattoir de Hollerich et le convertir en abattoir unique de la capitale (1929).

Traus jouissait déjà d’une réputation solide lorsqu’il fut désigné pour concevoir le monument en honneur des poètes Dicks/Lentz en 1903, et celui en honneur du compositeur Laurent Menager en 1905. Il est notoire que Traus fut chargé de la conception de ses deux monuments honorant des hommes de lettres promouvant l’identité nationale par le biais de la valorisation de la langue luxembourgeoise. Ces monuments doivent symboliser la requête du peuple désirant recouvrir le pouvoir politique, jusque-là concentré entre les mains d’une bourgeoisie francophone élue au cens électoral. Ces monuments honorent le peuple représenté par son parler, et non pas une institution comme la monarchie.

Georges Traus présenta au grand public le plan d’aménagement du plateau Bourbon élaboré par le célèbre urbaniste Joseph Stubben, auteur du manuel de référence »Der Städtebau », en le couvrant d’éloges et en dénigrant les réalisations de l’ingénieur-paysagiste Edouard André à Luxembourg-ville.

Ensemble avec 12 personnalités issues du monde des affaires et de l’industrie, il soumit en 1904, aux autorités de la capitale et du Gouvernement  son projet « Kurstadt Luxemburg » qui proposait le transfert des bains municipaux de la place des Bains au rond-point Schumann. Les bains publics devaient faire partie d’établissement de cure offrant l’hydrothérapie, le  massage, des séances de gymnastique. L’architecture monumentale qu’il réservait à l’hôtel « Kursaal » (60 chambres) devait attirer des touristes internationaux. Le parc de la ville aurait pu servir de parc thermal.

Traus avait moins de succès avec son avant-projet pour l’agrandissement de l’hôtel du Gouvernement en 1917. Les plans soumis n’arrivaient pas à se classer en tête des 15 dossiers de candidatures.

Il construisit la nouvelle aile de l’hôtel des Assurance Sociales le long de la rue Ste Zithe tout en épousant le style et la volumétrie de la première aile construite le long du bd de la Pétrusse par J.P Koenig.

En 1924, Traus participa au concours pour la construction d’une bourse commerciale à l’emplacement des anciennes casernes d’artillerie. Au moment où ce type de projet fut abandonné, Georges Traus proposa aux autorités de la ville de convertir l’îlot à disposition en espace pour logements, professions libérales et commerces. La ville reconnut l’importance de cet emplacement de choix à proximité du pont Adolphe et par là de la gare centrale, et concrétisa l’idée de Georges Traus.

En 1927 il remit un projet très moderniste dans le cadre concours pour la construction d’un palais pour la « Foire Commerciale et industrielle » de Luxembourg.

En 1935, Georges Traus et Michel Wolff décrochaient le premier et troisième prix pour le pavillon d’exposition à Bruxelles ainsi que le deuxième prix pour le pavillon d’exposition luxembourgeois à Paris (1937). Le destin semble lui avoir rendu justice comme il s’était opposé en 1899 à la réalisation par un architecte étranger du pavillon national à l’Exposition Universelle de Paris !

En 1936 la ville de Luxembourg demanda à Georges Traus et à Michel Wolff l’élaboration de plans de rénovation du théâtre de la ville. Celui-ci datait de 1869 et était une réalisation d’Oscar Bélanger et d’Antoine Luja. Malgré des transformations et adaptations courantes, le théâtre ne répondait plus aux exigences de plus en plus poussées de la sécurité et de la technique. Le projet de Traus et Wolff fut toutefois rejeté par la Commission du théâtre qui jugeait le projet trop onéreux et qui se décida pour la construction d’un nouveau théâtre.

En 1938, les autorités de la ville de Reims consultèrent encore Georges Traus, alors âgé de 73 ans, pour  la transformation de leur hôtel de ville.

Constructeur de villas

Pour le secteur privé, Georges Traus dessina en 1919 plusieurs villas et maisons de maître à construire au plateau Bourbon pour le compte de l’entrepreneur César Clivio.

Il construisit le long du bd Emmanuel Servais l’ensemble des villas et maisons de maître pour le propriétaire de la fabrique d’ornements pour bâtiments Antoine Zimmer, pour les ingénieurs Eugène Ruppert, et Jean-Pierre Arend revenus de Chine suite à l’insurrection de 1911. Il dessina la maison de maître pour l’avocat et député libéral, Robert Brasseur. Il y construisit encore deux villas jumelées, dont il allait habiter l’une, alors que Jacques Schrader, entrepreneur avec qui il collaborait, occupait l’autre.

Il signa encore la villa Weimerskirch (coin bd Grande-Duchesse Charlotte, / rue Nic. Welter), celle du bourgmestre Gaston Diderich et celle de l’industriel Gretsch-Heintz (bd Joseph II).

Construire pour le monde des affaires

Georges Traus débuta sa carrière en 1896 par construction, au Val Ste Croix à Luxembourg, de la manufacture de tabacs « SA pour la fabrication de cigares à Luxembourg » de laquelle il était actionnaire.

Rapidement apprécié par la bourgeoisie commerciale, Georges Traus, excellant dans l’Art Nouveau, sut répondre au besoin des commerçants de se faire remarquer par une architecte moderne et spectaculaire. Traus éleva ainsi les grands magasins « Au Nouveau Paris » pour lequel il s’inspira du grand magasin Riquet à Leipzig. « Maison Moderne », « Nouveautés Israël », le magasin Luja et le « New England »représentent tous des ossatures métalliques, des coffrages en béton, le tout habillé de décors contemporains.

Traus construisit la nouvelle aile du Grand Hôtel Brasseur, et transforma le restaurant de l’Hôtel Staar en style moderniste,  sans toutefois intervenir sur la belle façade dessinée par Léon Suttor.

Il convertit la villa du Dr Schumacher au Bd Royal en siège du Crédit Européen (1929), érigea les bureaux de la Compagnie des Mines et Métaux et construisit en 1935 à Hollerich, en collaboration avec Michel Wolff, la nouvelle manufacture de tabac Heintz van Landewijk dans un style moderniste.

Enfin, il fut l’architecte d’une demi douzaine de maisons de rapport à l’avenue de la Liberté, dont les immeubles de coin Fritz Devas Kluge et Schrader, Genevo et Mreches. Avec l’architecte Hubert Schumacher, il construisit en 1933 les maisons jumelées Cerf et Pauly (26 et 28 Bd Grande-Duchesse Charlotte)

En 1937, Georges Traus et Michel Wolff  (1901-1971) en collaboration avec la S.A. des Anciens Etablissements Paul Wurth à Luxembourg participaient avec succès à un concours lancé par le centre belgo-luxembourgeois d’Information de l’Acier pour la construction à Bruxelles d’un grand immeuble de rapport à appartements pour les classes moyennes à ériger au-dessus de la jonction Nord-Midi. Les Luxembourgeois se virent attribuer le 3e prix sur 16 concurrents pour la construction de leur immeuble sur base d’ossature métallique.

Un patrimoine de valeur

L’œuvre que nous a laissé Georges Traus est aussi riche que diversifiée.

Grâce à une formation atypique, liant les Beaux Arts à la Technique, sans les affronter dans une querelle académique, Georges Traus parvenait à manier avec habileté tant l’architecture industrielle (abattoir, manufacture Heintz van Landewijk, foires de Luxembourg) que commerciale (les magasins, les hôtels) que privée.

Cette formation fit de lui un architecte très moderne qui savait dissocier le décor de la fonction. Le recours permanent au béton armé, aux coffrages et ossatures métalliques lui permettait d’ »habiller » l’édifice d’un décor convenant au goût du client et respectueux des contraintes esthétiques imposées par le règlement des bâtisses et les conditions esthétiques définies par le Ministère de l’Intérieur. Son souci d’hygiène le porta à offrir une architecture saine, aérée, lumineuse, voire même spacieuse. Partageant la conviction traditionnelle que l’art est présent dans tout, et qu’une œuvre architecturale soit une œuvre d’art totale, Traus conçut ses immeubles jusque dans le moindre détail. Que ce fut pour la décoration intérieure de l’Hôtel Staar ou les salons d’Alexis Brasseur, les grilles et plantations de jardins, les lustres et lambris du Crédit Européen, Traus soumit aux artisans, qu’il sélectionna avec ses clients, des plans de décors étudiés jusque dans les moindres détails.

La dichotomie opérée entre le décor et la fonction, lui permit cette ouverture totale sur le monde artistique. Instaurant un relativisme ambiant entre bâtiment public, construction civile et immeuble industriel, l’architecture de Traus visualise les défis auxquels les architectes de l’époque étaient confrontés.

Traus se trouve à la charnière de l’art dans l’architecture en reprenant l’atelier d’architecture de Charles Mullendorff, spécialisé dans l’historicisme, pour s’associer à l’âge de 60 ans avec  l’architecte Michel Wolff, engagé sur la voie du Modernisme.

Loin de tout combat académique, il apportait ainsi tant de soin au style des Beaux Arts devant célébrer la réussite économique, qu’aux styles exotiques reflétant l’ouverture que l’industrialisation du monde donnait sur l’univers. Il ne fut pas moins maître habile de  l’Art Nouveau, de l’Art Déco ou encore du Fonctionnalisme, synonymes de modernité et de recherche d’une réconciliation entre une architecture purement esthétique et un développement technique. Traus ne fut pas moins sensible à l’apport de l’artisan élevé au rang de sculpteur et d’artiste pour une architecture toujours pensée dans la longue durée. Il était conscient que seule une valorisation de l’artisanat grâce à une formation spécifique pouvait permettre de rattraper son retard sur l’industrie et lui donner un avenir dans la société des hommes. Ce point lui fut cher, puisqu’il s’engagea avec vigueur en faveur de l’édification de l’homme des classes moyennes et du monde ouvrier.

Légendes :

1)     Projet d’aménagement du Marché aux Poissons (1895)(photo : Le Marché aux Poissons à la Belle Epoque, in L’Eglise Saint Michel a 1000 ans, Luxembourg, 1986, p. 186-187.)

2)     Monument Dicks/Lentz (1903) (photo : MERSCH, François, Luxembourg, Belle Epoque, guerre et paix, Luxembourg, 1978, p.55.

3)     Maison Nouveautés Israël, Grand’Rue (photo : Architectes et décorateurs au Luxembourg, Georges Traus, tome 1, Strasbourg,s.d.)

4)     Projet pour un crématoire (1916) (photo : Architectes et décorateurs au Luxembourg, Georges Traus, tome 1, Strasbourg, s.d.)

5)     Pavillon pour l’Exposition Universelle de Bruxelles (1935) (photo : KIPGEN, Arthur, La participation du Grand-Duché de Luxembourg à l’exposition de Bruxelles, in Le Grand-Duché de Luxembourg, p.206-214.)

6)     Projet de construction d’une bourse commerciale au Piquet (1924) (Archives privées Georges Traus)

7)     Projet de construction d’une foire commerciale au Limpertsberg (1927) (Archives privées Georges Traus)

8)     Projet primé pour une maison de rapport à Bruxelles (photo : Projet des architectes G. Traus et M. Wolff, 3e prix, avec la collaboration des Anciens Etablissements Paul Wurth, pour l’étude d’immeubles à Bruxelles, in Revue Technique luxembourgeoise, Luxembourg, 1937, p. 183- 194.)

9)     Concours « Enwürfe zu billigen Wohnungen (1907)  (photo: Erster und zweiter Wettbewerb für Entwürfe zu billigen Wohnungen, in Bulletin mensuel, organe officiel de l’Association des ingénieurs et industriels du Luxembourg, N°12, Luxembourg, 1911, planches.

10)  Crédit Lyonnais (1929) (photo Tom Philippart)

11)  Salon japonisant pour la villa d’Alexis Brasseur (Archives privées Georges Traus)

12) Ecole du Brill, Esch-sur-Alzette (1905) (photo : Architectes et décorateurs au Luxembourg, Georges Traus, tome 1, Strasbourg,s.d.)

13) Hôtel des Assurances Sociales (photo : Architectes et décorateurs au Luxembourg, Georges Traus, tome 1, Strasbourg,s.d.)

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