Biologie cellulaire_

Dans un article publié hier par le prestigieux magazine Nature Methods, des biologistes de l’Université du Luxembourg, de la Tampere University of Technology et de l’Institute for Systems Biology de Seattle aux États-Unis présentent le plus grand arbre généalogique de cellules humaines.

Les cellules sont l’élément fondamental de tout organisme vivant. Le corps humain est composé d’un grand nombre de cellules extrêmement spécialisées, telles que les cellules sanguines, les cellules de la peau et les neurones. Nous possédons au total plus de 250 types de cellules différents. Comment celles-ci sont-elles liées les unes aux autres ? Quelles sont les spécificités de chaque type de cellule? Et de quoi dépend finalement le développement d’un type cellulaire en particulier ?

Pour répondre à ces questions, l’équipe de chercheurs a mis au point une méthode informatique qui utilise des données biologiques déjà établies par des groupes de recherche du monde entier et a analysé celles-ci sous un angle tout à fait original. Pour 166 types de cellules humaines différents, cette méthode leur a permis d’identifier , des facteurs spécifiques qui régulent le développement et la différentiation cellulaire. En s’appuyant sur cette information, les chercheurs sont parvenus à représenter la relation entre les différents types de cellules sous forme du plus grand arbre généalogique actuellement conçu. Ces résultats pourraient bien être le point de départ de l’élaboration de thérapies de remplacement cellulaire.

« De nombreuses maladies, comme la maladie de Parkinson,le diabète, ou de graves brûlures entraînent une perte de cellules ou l’altération de leur fonctionnement », explique le Dr. Merja Heinäniemi, qui a par le passé travaillé au sein de l’Unité de recherche en Sciences de la Vie ainsi qu’au Luxembourg Centre for Systems Biomedicine (LCSB) de l’Université du Luxembourg. « L’idéal serait de pouvoir remplacer les cellules malades par des cellules saines afin de guérir les patients. Cette étude constitue une étape essentielle dans l’élaboration de ce genre de thérapies. »

Le professeur Rudi Balling, directeur du Luxembourg Center for Systems Biomedicine, ajoute : « Cette étude démontre le rôle sans cesse croissant que joue l’informatique dans la biologie et la médecine. Sans l’ordinateur, il aurait été impossible d’analyser ces quantités colossales de données biologiques, qui ont permis de créer la première analyse à grande échelle des régulateurs principaux spécifiques à un type de cellules. »

Publication: Gene-pair expression signatures reveal lineage control. Merja Heinäniemi, Matti Nykter, Roger Kramer, Anke Wienecke-Baldacchino, Lasse Sinkkonen, Joseph Xu Zhou, Richard Kreisberg, Stuart A Kauffman, Sui Huang & Ilya Shmulevich. Nature Methods 2013

Personne de contact pour médias : Dr. Sabine Mosch, T. + 352 46 66 44 6423 , sabine.mosch@uni.lu

Pour plus d’informations sur la recherche en sciences de la vie à l’Université du Luxembourg: http://wwwen.uni.lu/lcsb et http://wwwen.uni.lu/recherche/fstc/life_sciences_research_unit

Communiqué par l’Université du Luxembourg

 

 

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